Commentaire de gestion
Les marchés boursiers ont entamé le mois de novembre avec fébrilité sur fond de désillusion autour des valeurs liée à l’Intelligence Artificielle (IA) avant de se reprendre durant la seconde quinzaine grâce aux perspectives de prochaines baisses des taux directeurs par la Réserve fédérale (Fed). Les indices européens ont de leur côté affiché une moindre volatilité, clôturant la période proche de l’équilibre.
Début novembre, les grands indices mondiaux semblaient destinés à inscrire une 5e hausse mensuelle consécutive. Mais la confiance des investisseurs s’est brusquement érodée avec un désengagement massif du secteur technologique, vecteur de nombreuses craintes sur une bulle « IA ». L’érosion de l’enthousiasme autour de ce thème, moteur de la forte reprise des marchés depuis 2023-2024, s’est rapidement répandue face aux valorisations élevées de certaines valeurs, aux incertitudes sur les marges liées aux coûts informatiques et à un questionnement croissant sur la pérennité de la demande. En fin de mois, les anticipations d’un assouplissement monétaire (baisse des taux de 25 points de base probable lors de la réunion du FOMC des 9 et 10 décembre) ont ravivé l’appétit pour le risque, notamment sur des segments cycliques. En Europe, les marchés se sont montrés tout aussi hésitants avec une croissance qui demeure fragile, freinée par une activité industrielle toujours morose en Allemagne et un climat de consommation toujours modéré dans l’ensemble de la zone euro.
Dans ce contexte, les marchés boursiers ont enregistré des performances contrastées en novembre. Légèrement positifs côté européen avec des indices Stoxx 600 et CAC 40 s’adjugeant respectivement +0,8% et +0,1%, leurs équivalents américains se sont inscrits en baisse de -0,6% et de -2,3% pour le S&P 500 et le Nasdaq. Sur le mois, les rendements obligataires se sont globalement affichés en repli (taux à 10 ans US autour de 4,02% au 30/11). Au niveau mondial, le MSCI World (en €) a clôturé sur un recul de -0,6%.
Performances des indices en euros, dividendes nets réinvestis.
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