Commentaire de gestion
La croissance mondiale a été résiliente en 2025 et devrait se maintenir assez stable en 2026, toujours soutenue par les économies émergentes, notamment asiatiques, et dans une moindre mesure par les Etats-Unis. Les attentes pour l’Europe tournent autour d’une croissance de 1,3% en très léger recul avant un rebond en 2027. En dépit d’une résistance à la baisse de l’inflation, les banques centrales devraient être moins préoccupées d’un éventuel regain de tensions (à l’exception notable du Japon), ce qui devrait notamment permettre à la Fed de continuer à normaliser sa politique monétaire, jusqu’à ramener ses taux directeurs autour de 3%.
Les indicateurs avancés demeurent en décembre au-dessus du seuil de contraction, mais en recul, à 52,7 pour le PMI Composite américain et 51,5 pour la zone euro. La composante manufacturière se porte toutefois bien mieux aux Etats-Unis qu’en zone euro, avec un PMI à 51,8 contre 48,8. Il est vrai que le secteur manufacturier américain continue de bénéficier des investissements dans l’IA et les centres de données.
Au quatrième trimestre 2025, les marchés financiers ont évolué globalement à la hausse, mais dans un climat de prudence. Malgré une volatilité marquée au sein du secteur technologique où les valorisations ont été questionnées, les indices actions ont été soutenus par des publications de résultats d’entreprises solides et l’anticipation d’un assouplissement supplémentaire des politiques monétaires en 2026. Les marchés obligataires se sont quant à eux stabilisés tandis que les métaux précieux, notamment l’or, ont bénéficié de la baisse des rendements réels et de la recherche de valeurs refuges face aux incertitudes géopolitiques.
Dans ce contexte, les principaux indices boursiers ont inscrit des performances positives de part et d’autre de l’Atlantique durant le quatrième trimestre. Le MSCI World (en EUR) a clôturé en hausse de 3,3%, de même que le S&P 500 (+2,5%), le Stoxx 600 (+6,1%) ou encore le CAC 40 (+3,5%). Le Nasdaq a également inscrit une performance robuste (+2,5%) bénéficiant notamment d’une relative stabilité des rendements obligataires en fin de période (taux à 10 ans US autour de 4,15% au 31/12). |