Commentaire de gestion
Le mois de mars 2026 a été marqué par un environnement de marché particulièrement chahuté. La secousse géopolitique majeure liée à l’opération Epic Fury contre l’Iran et au blocage du détroit d’Ormuz a provoqué un véritable choc énergétique, avec une forte réduction de l’offre de pétrole au Moyen Orient et un baril de Brent repassé durablement au dessus de 100 dollars. Ce renchérissement de l’énergie alimente une remontée des anticipations d’inflation, alors même que la croissance restait déjà fragile en zone euro, et que le cycle américain montrait des signes d’essoufflement (marché du travail moins tendu, consommation plus molle).
Dans ce contexte, les banques centrales ont adopté une posture de prudence : la Fed comme la BCE ont laissé leurs taux inchangés, tout en signalant qu’une baisse des taux n’est plus d’actualité à court terme et qu’un scénario de taux durablement élevés doit désormais être intégré. Les marchés financiers ont réagi par une baisse marquée des actions mondiales, avec une forte volatilité et une surperformance du seul secteur de l’énergie, tandis que les taux souverains se sont tendus et que les primes de risque ont été revalorisées. Ce nouveau régime de marché, combinant choc énergétique, incertitude sur la croissance et resserrement des conditions financières, a guidé les arbitrages opérés dans les différents profils, avec une attention particulière portée à la gestion du risque, à la diversification et au calibrage des expositions actions. |